La nuit est là, froide,douce.
Le silence empli la pièce vide. Sur ce lit il y a encore deux jours une petite fille sanglotait, enfin pas si petite que cela, elle avait seize ans. Elle avait toute la vie devant elle, et pourtant elle pleurait. Elle avait mal, tellement mal. Son petit-ami, celui qu'elle aimait, disait qu'il ne ressentait plus rien. Elle avait eu mal, et inconsollable s'était enfermée dans sa chambre. Ses parents inquiets avaient tenté de la raisonner. Mais son coeur était si douloureux, elle c'est dit: "la vie à quoi ça sert si personne ne m'aime". Alors, elle a pris les ciseaux et elle a coupé, d'abord une touffe de ses cheveux, qu'elle a caché comme un souvenir. Les yeux baignés de larmes elle a enlevé la bague qu'il lui avait offerte. Et de ses mains tremblante elle a transperçait par deux fois sa chair. Elle a fait reposer ses deux poignés sanguinolant sur son coeur, puis elle a attendue longtemps et douloureusement que la mort vienne.
Quand elle est morte enfin sereine, elle a sentie quelque chose la cherchait. Quand elle a réouvert les yeux, elle était face à son propre corps blanchi par la mort et taché par le sang, son visage figeait dans une expression sereine. Ses parents pleurant à son chevet. Elle a vu son corps disparaître dans la terre, elle a vue amis et parents pleuraient. Et c'est à cette instant qu'elle s'est rendue compte qu'on l'aimait. Alors elle pleura. Puis se ressaisit. Elle devait maintenant tout faire pour que ceux qu'elle avait tant fait souffrir par sa bêtise l'oublie, ou du moins redevienne joyeux. Elle était un fantôme, c'était sa dernière chance de donner de l'amour à ceux qui l'avait pleuré, les guidaient.
Dans le lit vide, qu'elle regarde chaque soir, elle voit sa propre image. La mort. Elle ferma les yeux. Ce qu'elle se devait de protéger à présent c'était la vie.